Association ESK

Présentation de l'association :

En partant de rien, ou plus exactement d'une grande détermination à aider les enfants les plus défavorisés de ce pays qui entamait sa reconstruction, l'association « Les Enfants du Sourire Khmer » (ESK) a réalisé ses premières actions, ponctuellement, en réponse à des appels à l'aide d'urgence.

Puis, très rapidement, ESK s'est engagée dans des opérations plus importantes au bénéfice direct de petits organismes cambodgiens, avec l'aide de partenaires européens. C'est ainsi que le mot d'ordre de ESK est aujourd'hui devenu :

Aide directe aux initiatives cambodgiennes et solidarité internationale   

Petit à petit, l'association s'est engagée dans des actions à long terme, toutes menées en partenariat avec des associations françaises, cambodgiennes ou autres.

L'aide de ESK se fait directement auprès de responsables cambodgiens et sur leur demande : aucun projet n'est imposé de l'extérieur, et il n'y a aucun intermédiaire entre le demandeur et ESK.

Lien vers le site de l'Association ESK : www.enfantsdusourirekhmer.com

Les réalisations suivantes ont été menées à bien ces dernières années :

Financement du fonctionnement de l'école de couture de l'association cambodgienne « Avenir des femmes et des enfants du Cambodge » (AFEC).

Restauration et agrandissement de l'école du village d'Ampil, par réfection du bâtiment existant et la construction d'un bâtiment supplémentaire de trois classes réalisé sur la demande des autorités locales, au premier trimestre 2003.


 Ecole du village d'Ampil après sa restructuration

Construction puis agrandissement de l'école primaire « Sourire des enfants » près de Sisophon. Grâce à ESK, l'école avait ouvert ses portes à 150 enfants en 1999.

Participation aux frais de fonctionnement de l'école de Preah Vihear, qui accueille 200 enfants d'un village près de la frontière thaïlandaise.

Construction d'une route permettant de désenclaver le village de O'Ambel (près de Sisophon).

L'Ecole du bois :

Ecole du bois dessiné par l'archtecte volontaire japonais

 

Le projet a pour ambition de créer une École du Bois, à l'intention de jeunes entre 15 et 20 ans, issus des centres d'enfants de l'association ESK notamment. L'apprentissage sera assuré par des formateurs de France, des professionnels volontaires. Ce savoir-faire fait l'objet d'une grande maîtrise en France, préservée et transmise depuis des siècles.

Le projet a reçu le plein soutien du Ministère cambodgien de l'Education, de la Jeunesse et des Sports, notamment pour la validation des diplômes. Le niveau du diplôme se situera entre le CAP (Certificat d'Aptitude Professionnelle) et le DMA (Diplôme des Métiers d'Art).

 

Depuis le mois de mars 2008 des volontaires Québécois et Français assurent la formation des futurs professeurs de l'école.

Pourquoi une école du bois ?

Une école professionnelle, tout d'abord, pour pallier un manque criant d'établissements de ce type, c'est-à-dire qui permette d'acquérir un métier et un savoir-faire de qualité et accessible aux jeunes défavorisés. La formation professionnelle, c'est le dernier maillon d'une chaîne destinée à faire grandir des enfants dont l'avenir était incertain, jusqu'à leur faire acquérir l'autonomie suffisante pour leur permettre d'envoyer eux-mêmes les enfants qu'ils auront à l'école.

En même temps, les premiers enfants pris en charge par ESK ont grandi et l'association a souhaité faire évoluer ses projets tout en conservant la cohérence et la continuité par rapport à l'aide aux enfants.

Du bois, ensuite, parce les forêts du Cambodge recèlent (encore) des essences précieuses et que le développement des pays pauvres n'est durable que si les populations s'approprient leurs ressources naturelles pour les transformer et les destiner aux besoins locaux, avant l'exportation.

Pourquoi Kompong Speu ?

Un des critères d'implantation était la zone rurale, pour favoriser le développement rural et permettre aux apprentis de travailler dans leur campagne.

Le site de Kompong Speu a été retenu par l'opportunité de disposer du support logistique d'une menuiserie locale (pour le prêt de machines) pour dérouler la formation des futurs maîtres, avant la construction de l'école.

Le choix a été conforté par d'autres aspects :

La région est pauvre car elle est moins arrosée, la production agricole et le taux de bacheliers sont plus faibles qu'ailleurs

La proximité de la route nationale 4, entre la capitale et Kompong Som qui facilite le transport des matériaux, des produits finis et le déplacement des élèves.

Avancement des travaux au mois de mai 2008